L’abri à vélos, suite ...

dimanche 20 avril 2014

Dans le premier numéro, nous vous avions parlé du décès de Monsieur Vélo ABRI...

Rien que pour vous, qui lisez ceci, nous avons interrogé un élève, pour qu’il nous parle des sentiments qu’il a éprouvés lors de la grande découverte.

Il nous a répondu - je cite - : « Je ne m’y attendais pas du tout, je pensais simplement descendre du bus, traverser le grand portail vert du collège, comme tous les matins avant les vacances... Mais, quand j’ai posé mon regard sur les vélos (le moyen de locomotion de mon amie étant le vélo, je regarde bien tous les matins si le sien y est), j’ai vu que Monsieur ABRI était par terre, écroulé, effondré, échoué... » (nous devons vous confier qu’à ces mots, nous avons vu une larme de tristesse glisser sur la joue du jeune collégien et perçu beaucoup d’émotion dans sa petite voix tremblante... A notre avis, cet élève devait être un proche de la victime !).

Nous n’avons pas seulement interrogé un élève, mais aussi les personnes qui devaient sûrement être les plus attachées à la pauvre victime... Les vélos. Malheureusement pour nous, la plupart sont toujours en deuil. La disparition d’un ami cher n’est vraiment pas facile à supporter. Mais, quelques-uns d’entre eux ont tenu à partager leurs sentiments avec nous. Le premier vélo en question s’appelle Mr. Bicycle DE LACAMPAGNE : « J’pensais qu’ce p’tit gars tiendrait plus longtemps qu’ça ! Crédiou, me v’la ben étonné ! »

Le deuxième ami de la victime se nomme Professeur VELIB et il nous a cordialement accordé quelques minutes : « Personnellement, je ne suis pas du tout étonné que M. ABRI ait chuté si soudainement ! La loi de la gravité … (Désolé chers lecteurs, mais M.VELIB a cité des phrases incompréhensibles, remplies de formules de physique tellement compliquées que même nous, nous n’avons pas pu décrypter ce qu’il voulait dire.)

Le dernier vélo que nous avons interpellé, répondant au nom de M. Jsaispasmoi DEUXROUES, ne s’attendait pas du tout à nous voir... Et ça s’entend ! Nous lui avons posé la même question qu’aux autres, voici sa réponse : " Je sais pas, j’étais pas là, c’est pas ma faute, je pouvais pas savoir, que me voulez-vous ? Hein ?!!! Je suis pas dans cette affaire, j’y peux rien, c’est pas moi, qu’est-ce que vous pouvez me reprocher, hein ? Exactement, rien du tout, et vous savez pourquoi ? Parce que vous ne me connaissez pas, vous ne savez pas qui je suis, vous ne connaissez pas mon nom, vous ne m’avez pas vu, pas connu, ni rien... sinon, vous aurez un ennemi en plus ! Compris ? Capito ? J’m’en vais d’ici !"

En guise de conclusion, chers lecteurs, M. ABRI était une personne plutôt appréciée dans ce petit collège. Désormais, son esprit restera à jamais gravé dans le cœur de tous les collégiens, et surtout dans le cœur des vélos.

Article du vendredi 21 mars 2014 par M.L