Le meilleur des rédactions sur la nouvelle « Quand Angèle fut seule »

mardi 29 octobre 2013

Après avoir lu et étudié en classe la nouvelle de Pascal Mérigeau, « Quand Angèle fut seule », les élèves de 3e A ont dû changer le point de vue interne de la nouvelle, un travail difficile que certains ont vraiment bien réussi.
Vous pourrez lire ci-dessous quelques unes de ces nouvelles réécrites par les élèves.

  • Calista M. :

Seul, allongé dans son lit, tordu de douleur, Baptiste se remémora sa vie. Il était né dans une petite chaumière délabrée à Sainte-Croix. Ses parents étaient de pauvres paysans. Fils unique, il fut contraint de travailler jeune pour subvenir à leurs besoins. A l’âge de quatorze ans, il travaillait donc déjà la terre. C’est en rentrant un jour des champs qu’il trouva la chaumière dévastée par les flammes. Orphelin et sans argent il dut continuer de travailler jour et nuit sans relâche pour gagner sa propre vie. Sans toit où dormir, il fut obligé de restaurer, par ses propres moyens, la maison de ses parents dans la mélancolie d’une enfance gâchée. Contrairement aux adolescents de son âge, il n’avait pas de vie sentimentale ou même normale. Quelques années plus tard, il fit la connaissance d’Angèle, la seule femme qui travaillait la terre. Ce fut la première femme qu’il rencontra. La trouvant courageuse et téméraire, sans se soucier du physique, il tomba amoureux d’elle. Elle lui paraissait tellement parfaite qu’il décida de construire sa vie avec elle. Ils se marièrent à l’église de Sainte-Croix. La vie commençait. Durant les premières années de leurs mariage, Angèle l’accompagnait aux champs. Ils travaillèrent main dans la main. Mais, se lassant du travail permanent et difficile, Angèle s’éloigna de tout cela et resta seule chez elle lui préparant son café. Au désespoir d’avoir un enfant, elle n’avait rien d’autres à faire. Leur vie devint triste et monotone, au grand regret de Baptiste. Il voulait vivre des choses palpitantes. C’est alors qu’il rencontra Germaine. Une femme magnifique et surtout féminine. L’opposée d’Angèle. Baptiste eut une aventure avec elle. Puis ils se revirent tous les jours, même endroit, même heure. Il avait trompé Angèle, elle qui était si gentille, si patiente. Baptiste culpabilisait de ses actes. Il avait aussi eu un fils caché avec Germaine, un fils qu’Angèle désirait tant. Baptiste avait des regrets sur la manière dont s’étaient déroulées ces dernières années. Angèle voulait vivre autre chose qu’une vie faite de routine et d’habitudes. Il aurait pu lui apporter ce dont elle rêvait. Ils auraient pu voyager, avoir des enfants, vivre une vraie vie.

  • Angèle G. :

Bien sûr, tout n’avait pas toujours marché comme il l’aurait souhaité pendant toutes ces années. Il y avait eu des hauts et des bas, mais quand même ! Il y avait, c’est vrai, eu Germaine. Toutes ces années où il avait pu aimer ces deux femmes. Il savait bien qu’Angèle avait tout compris, mais il fit toujours comme si de rien n’était. Comme le jour où son fils vint au village. Ils firent semblant de s’ignorer. Baptiste avait bien vu que cela peinait Angèle mais il ne lui donna aucune explication et ne lui avoua rien. Angèle avait été beaucoup plus que sa femme, elle avait été celle qui lui préparait son café quand il rentrait des champs. C’est vrai que depuis qu’Angèle savait pour Germaine le café avait un goût diffèrent, plus amer. Mais il n’y fit jamais attention. Il ne voulut pas y faire attention. C’est vrai qu’il aurait bien aimé partir après la Saint-Jean, malheureusement il n’avait pas choisi. Ce n’était pas mourir qui le tracassaient le plus, car il avait décidé de ne pas se faire soigner, il n’aimait pas les hôpitaux, c’était le fait qu’Angèle allait se retrouver seule. Il y aurait toujours Cécile, sa meilleure amie, mais Baptiste trouvait qu’elle racontait trop de rumeur, toujours là pour tout voir tout entendre. Peut-être qu’Angèle irait retrouver André son premier amour, se disait-il sans jamais se l’avouer, il savait que cela le vexerai. Il voulut, avant de mourir, tout avouer à Angèle mais il ne réussit jamais à lui dire car il avait peur de sa réaction. Il avait peur qu’elle parte alors qu’il avait besoin d’elle. Alors, en attendant de mourir, il reprit un café.

  • Brewal R. :

Tout a basculé le jour où Baptiste rencontra Germaine. Germaine, avec ses cheveux bruns, Germaine, avec ses yeux verts, Germaine, avec son décolleté. Il avait auparavant rencontré Angèle, qu’il aimait passionnément, et inversement. Elle était belle son Angèle : cheveux blonds, yeux bruns. Elle possédait aussi une gentillesse sans égale. Elle l’accompagnait dans les champs. Au début. Puis, du jour au lendemain, sans un mot, sans aucunes explications, elle cessa. Baptiste se posait encore la question, même s’il ne voulait pas savoir la réponse. Maintenant, il était allongé sur son lit, mourant d’une plaie à l’estomac. Il l’aimait son Angèle, malgré sa pudeur. Ils avaient déjà fait l’amour, plusieurs fois, après leur mariage. Mais Angèle n’arrivait jamais à avoir d’orgasme. Au bout d’un moment, Angèle ne pouvait plus. Et c’est pour cela que leur lune de miel fut annulée. Il avait cherché pourtant le Baptiste. Mais rien à faire. Ils l’avaient refait, lorsqu’ils voulaient avoir un enfant. Mais là non plus, rien ne marchait comme voulu. C’est vers ce moment-là qu’arriva Germaine, avec qui il se retrouva les mercredis après-midi chez elle, son mari au travail. Tout se passait bien. Angèle n’en savait rien, évidemment. Plusieurs fois, au début, il culpabilisa. Mais, de toutes façons, il n’avait jamais aimé Germaine, et cela n’allait pas plus loin qu’une partie de jambes-en-l’air. Jusqu’au jour où Germaine tomba enceinte. Au début Baptiste ne s’en inquiéta point. Il pensait que c’était celui de son époux. Puis, l’enfant grandit, et Baptiste remarqua qu’il lui ressemblait. Il commença à regretter tout ça. Le môme lui ressemblait trop. De plus, le mari de Germaine était mort peu avant sa naissance. Il décida d’en profiter : il demanda à ce que Germaine soit séparée de son fils. La raison qu’il invoqua fut qu’une femme seule ne pouvait s’occuper d’un enfant, d’autant plus qu’il l’avait vu le maltraiter. En réalité, Baptiste ne pouvait supporter la présence constante dans le village de la preuve formelle de son adultère. La requête fut acceptée. Il grandit chez une tante, à Angers. Baptiste, honteux, coupa tous liens avec Germaine, qui lui en voulait. Pendant un moment, Baptiste oublia toutes ces histoires, et redevint le mari fidèle qu’il avait été autrefois. Jusqu’au jour où ce beau diable de fils revint à Saint-Croix voir sa mère. Cela le traumatisa. Peu de temps après, il tomba malade. La culpabilité l’avait eu, pensait-il, ou alors c’était ce diable qui lui avait apporté la peste. Il aurait aimé en parler à Angèle, elle qui pourtant avait été si gentille toutes ces années. Mais il ne pouvait pas, il ne pouvait pas la perdre à ce moment-là, où il avait le plus besoin d’elle. Il culpabilisa jusqu’à ce que la mort vienne le chercher. Il l’avait aimé son Angèle.

  • Noémie O. :

Cela faisait vingt ans qu’il était malade mais récemment son ulcère avait recommencé à le taquiner. Il y était pourtant habituer depuis le temps.
Il avait comme même fait venir un médecin, or celui-ci le connaissait trop bien pour s’inquiéter vraiment, d’ailleurs Batiste se sentait déjà mieux. Malgré cela, trois semaines plus tard il se tordait de douleur sur son lit. Il se sentait mourir, des personnes plus jeunes étaient mortes avant lui, mais cela il ne le confiait qu’à Angèle.
Angèle il l’avait rencontrée à un bal. A l’époque il était amoureux d’elle. Ils s’étaient mariés, et puis avaient ensuite hérité de la maison du père d’Angèle lorsqu’il mourut. Mais tous ça c’était avant qu’il rencontre Germaine Richard. Il était tombé sous son charme. Il était amoureux d’elle. Même si elle, elle ne voyait pas leur relation sous le même angle.
Ils avaient ainsi mené une double vie jusqu’à ce que Germaine tombât enceinte, malheureusement pas de son mari, de lui. Elle s’en rendit compte lorsqu’elle vit la première fois son enfant. Il n’avait pas les yeux noirs de son mari comme elle l’espérait, les yeux de l’enfant étaient bleus comme ceux de Batiste. Elle l’appela Edmund en souvenir de son mari mort trois semaines auparavant.
Bouleversée, elle mit fin à leur relation et envoya l’enfant vivre en Angers, chez une tante.
Malgré tout ce qu’il avait vécu avec Germaine, il n’avait jamais eu de remords par rapports à Angèle, jusqu’au jour où l’enfant de Germaine, son fils, était venu à Sainte-Croix pour voir sa mère.
Plus tard il était tombé malade et n’avait pu que regretter amèrement son aventure avec Germaine, se traiter d’égoïste et attendre sa mort.
Il ne l’avait pas entendue arriver, Angèle venait lui apporter son café et l’aider à le boire, cela faisait bien vingt ans qu’elle avait pris cette habitude. Elle repartit en oubliant la tasse et l’assiette. Il allait l’appeler lorsqu’il aperçut un peu de mort à rat sur l’assiette. Il espéra que ce serait sa dernière nuit.

  • Marion C. :

Baptiste était un enfant du pays. Il avait repris la ferme de ses parents à leur décès. Il rencontra Angèle au bal du village, Angèle, avec ses yeux couleur noisette, ses cheveux blonds et ses grandes jambes élancées. Il avait su, a cet instant, que c’était elle, la femme de sa vie. Ils se marièrent l’été suivant. Baptiste aimait tous les moments passés avec Angèle, sa bonne humeur et sa joie de vivre. Elle l’accompagnait aux champs, ils étaient heureux. Puis, peu à peu, leur relation changea.
Il ne comprenait plus le comportement d’Angèle, elle ne riait plus et restait seule à la ferme. Baptiste savait qu’Angèle aurait voulu avoir un enfant ou même plusieurs mais la nature en avait décidé autrement.
Un jour, il revenait du champ et croisa Germaine Richard. Elle avait une quarantaine d’années. Tout le monde disait que cette femme était une catin. Baptiste l’appréciait beaucoup, elle était gentille et belle. Ils se retrouvaient tous les jours près de la vigne. Quelques temps après, Baptiste commença à avoir de fortes douleurs au ventre. Il ne voulait pas se plaindre à Angèle.
Quelques semaines plus tard, Angèle appela le médecin car Baptiste souffrait de plus en plus. Il avait un ulcère. Il aurait aimé ne plus boire ce café qui lui détruisait le ventre. Mais il ne comprenait pas pourquoi Angèle insistait tellement pour qu’il le boive. Lui voulait-elle du mal ? Baptiste n’osait pas l’imaginer. Avait-elle su pour lui et Germaine et son enfant qui lui ressemblait beaucoup ?
Un instant, Baptiste sentit la mort près de lui, il souffrait terriblement. Il aurait aimé tout avouer à sa femme, lui demander pardon mais c’était trop tard. Il partit avec ses remords.